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Si Dieu n’existe pas

Nous vivons dans une société dite « post-moderne » où l’homme n’admet plus qu’une religion prétende être la Vérité. C’est un fait.
L’homme athée -qui nie l’existence de Dieu et de toutes divinités- affirme que les religions comme le Christianisme n’existent que pour rassurer l’homme.

Si Dieu n’existe pas alors tout est à reconstruire. Nietzsche (1844-1900), célèbre philosophe allemand, résume parfaitement cela dans son livre Le Crépuscule des idoles :

« Le christianisme est un système, une vue complète des choses, réfléchie de façon conséquente. Si on enlève l’idée fondamentale, la croyance en Dieu, le système s’effondre en morceaux. »

Ainsi, tout est à reconstruire. Le refus de Dieu nous conduit à accepter de nouveaux postulats : l’homme doit se méfier de tout, exercer son esprit critique, ne se fier qu’à sa raison, refuser tout ce qui ne peut pas être rationnellement démontré. Autre postulat : la matière et l’énergie sont et existent depuis avant mon apparition voire depuis une éternité.
Un jour, la mécanique cosmique s’est mise en branle, et par une succession incroyable d’événements « je suis né ».
La science me conforte dans cette idée. Tout peut ou va s’expliquer : ce que j’entend n’est que le battement d’ondes sonores sur mon tympan, l’amour n’est qu’une réaction chimique, mon intelligence n’est qu’un heureux agencement de connexions synaptiques, commandé par mes gènes. Nous sommes le fruit d’un processus aveugle et déterministe. Comme le dit si bien le célèbre scientifique Richard Dawkins : « L’ADN ne sait pas et ne veut pas savoir. Et nous dansons sur sa musique. »

En fait, nous ne sommes pas libres du tout. Nous ne sommes que des êtres vivants de plus dans le rouage de la vaste machine cosmique. Moi qui croyais être libre et autonome, je ne suis qu’une poussière dans l’univers.
M’étant libéré de Dieu, de cette idée superflue, je me retrouve esclave d’un système fermé dont je ne suis qu’un infime élément. Ma capacité d’auto-détermination, mon choix de vie personnel et le sens que je lui donne, ne sont qu’un semblant d’autonomie. Dans un univers clos, la liberté n’est qu’une illusion, et la responsabilité, une chimère.

En rejetant Dieu et l’ordre créé, nous avons finalement signé l’arrêt de mort de ce qui fait notre fierté : la raison.
En effet, il y a une contradiction flagrante entre notre postulat de départ qui était l’autonomie de la raison, et ce qui en résulte : l’absence totale d’autonomie. Ainsi, comment peut-on être sûr que l’on sait dans un monde où tout est déterminé par hasard ? Puisque tout est déterminisme, comment puis-je être certain que ce que je dis est vrai ?

L’idée opposée semble bien plus réaliste, à savoir que Dieu existe et qu’il nous a créé avec la capacité de découvrir l’ordre qu’il a lui-même instauré dans l’univers. C’est d’ailleurs le postulat de la science moderne. Oui, la science telle qu’on la connaît aujourd’hui repose entièrement sur le système de pensée chrétien. Mais si vous ôtez les fondations, le système tombe en morceaux et plus rien n’a de sens. C’est la mort de la raison elle-même…
Si Dieu n’existe pas, alors nous ne sommes plus sûr de rien !