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Pourquoi reve-t-on ?

A toute chose correspond une raison d’être. Il en va du rêve comme du reste. Petit tour d’horizon des théories avancées pour comprendre l’utilité de l’existence des rêves.

Le rêve vu comme un besoin physique

Pour beaucoup, le rêve sert à mémoriser les événements de la veille. Qui n’a pas fait cette expérience qui consiste à réviser une leçon quelques minutes avant de se coucher ? Et en effet, on s’aperçoit qu’au matin la leçon est sue, comme incrustée dans les méandres du cerveau.

Une expérience, réalisée notamment sur des chats, a démontré que si on modifiait l’état musculaire propre au sommeil paradoxal, l’animal agissait vraiment, comme s’il était en état de veille. Ce que le cerveau ne parvenait plus à rêver s’est immédiatement traduit en actions. De ce point de vue, le rêve revêt un aspect purement physiologique, une nécessité de l’organisme, au même titre que manger ou respirer.

Le rêve vu comme un équilibre

Pas si éloigné de ces théories, dès 1895 Freud définit le rêve comme étant indispensable à l’équilibre mental et physique. Il est l’exutoire incontournable des désirs refoulés, mais relève d’un fonctionnement propre à lui-même avec ses codes. Ainsi, le contenu du rêve a tendance à se modifier, par un travail de condensation, en premier lieu, qui permet aux images de s’en tenir à l’essentiel puis par un travail de déplacement qui parfois relègue au second plan des éléments au contraire primordiaux. D’autre part, le psychisme remplace les formulations abstraites par des symboles, des métaphores.

D’où l’intérêt d’accorder la plus grande attention à ses rêves et aux symboles qui s’y rattachent si l’on veut conserver un équilibre mental sain.

Le rêve vu comme une compensation

A l’instar de Freud, Jung a réalisé de nombreux travaux sur les rêves. Mais pour lui, la raison de leur existence réside dans le fait qu’ils compensent ce qui manque à l’individu dans sa vie quotidienne.

Ainsi, le rêve ne doit pas être vu comme un phénomène à part, mais bien comme un fait tangible, qui appartient à la réalité du dormeur au même titre que ces autres actes. Finalement, on n’est pas si éloigné des théories plus modernes qui considèrent le songe comme une partie inhérente à l’homme qui le fait. Du coup, l’individu est au centre du rêve tel un axe autour duquel s’articulent les différents éléments qui vont être ensuite interprétés.

De ce point de vue, puisque le rêve a pour fonction principale de compenser les déficiences du comportement diurne, il apparaît comme un avertissement dont il faut impérativement tenir compte. Il devient la sonnette d’alarme que l’on a tenté d’ignorer tout le jour, en se berçant de phrases rationnelles, mais il est là pour rappeler que chacun a en lui cette petite voix susceptible de prévenir des dangers éventuels.

Mais, qu’on le considère indispensable à notre équilibre physique, ou à notre équilibre mental ou encore à notre raisonnement, le rêve a sa raison d’exister parce qu’il est le compagnon indispensable de nos actes quotidiens.