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PHYSIOLOGIE DU VIEILLISSEMENT

Il n’est pas aisé de faire la distinction entre le vieillissement dit « primaire » (dans le cadre d’un processus naturel) et le vieillissement pathologique dit « secondaire » lié à une maladie.

Néanmoins, nous pouvons constater que le vieillissement ne s’effectue pas au même rythme selon les individus.

Dans une approche cellulaire et biologique Nous aborderons dans un premier temps, le vieillissement moléculaire puis le vieillissement cellulaire.

Le vieillissement moléculaire :

Il est possible d’observer une inactivation progressive du génome lié à une désintégration des atomes, une dénaturation des molécules, une modification de leur biosynthèse.

Le vieillissement cellulaire :

Le chirurgien, biologiste et neuro - physiologiste français Alexis Carrel (1873-1944), réussit à maintenir vivant in vitro un cœur de poulet pendant une durée dont les estimations varient, selon les sources, de 28 ans à 37 ans (1). Hors, une poule vit environ 5 ans. Cette expérience a posé la question de l’influence causale interne de la mortalité.

Léonard Hayflick, dans les années 60, a observé les cellules en division (mitose). Il découvrit les 3 phases de la croissance cellulaire : la phase de latence, la phase de culture exponentielle et la phase de sénescence cellulaire. Il démontra qu’une culture cellulaire ne se divisaient que 50 fois avant de mourir. Quand des cellules approchaient cette limite (Limite de Hayflick), elles montraient des signes de sénescence.

Les aspects biologiques du vieillissement :

Avec l’avancée en âgé, des transformations existent, la proportion d’eau tend à diminuer (environ 80% du volume fœtal à 60% chez le sujet âgé).

De même, la masse maigre diminue par réduction des éléments minéraux osseux et des organes au profit du tissu adipeux. Ce tissu se répartit différemment : au niveau de l’abdomen chez l’homme et des hanches chez la femme.

Statistiquement, il est constaté au sein des populations nourris correctement une augmentation du poids jusqu’à 60 ans environ avant une décroissance.

Des rides apparaissent liés aux modifications du tissu graisseux sous cutanée et de l’élasticité de la peau. La pilosité tend à devenir grisâtre ainsi qu’une diminution des poils corporels, une chute des cheveux et des ongles plus ternes et cassants.

Une régression corporelle apparaît vers une cinquantaine d’année en relation avec un tassement vertébral et des disques intervertébraux.

• Les théories du vieillissement :

Les théories peuvent se décliner en deux grands courants : tout d’abord celles qui prennent en compte les mécanismes liés au hasard et celles qui rejettent la question d’une programmation du vieillissement.

• Les théories Stochastiques (Hasard) :

Le vieillissement est issue d’agressions multiples et aléatoires (accumulation d’erreurs de fonctionnement, UV, substances toxiques …)

• Les théories génétiques

Les modifications subies sont issues du programme de développement de l’organisme. Des « gérontogènes », silencieux au début de l’existence, viendraient à s’exprimer avec l’avancée en âge.

Source : psychogeriatrie.fr