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Exemple exposé sur Jules Ferry

Jules Ferry est né en 1832, à Saint-Dié-des-Vosges. Son père était avocat et son grand-père, maire de la ville. Il fit de longues études, fut étudiant à la faculté de droit de Paris, puis devint un avocat réputé, se spécialisant dans la défense des républicains.

A cette époque, où la France se trouvait enfin au pouvoir des républicains, régnait malgré tout une grande instabilité politique qui tenait essentiellement des querelles des différents groupes de la gauche.

Le parcours républicain :

Ennemi déclaré du Second Empire, républicain convaincu, il monta rapidement dans la hiérarchie pour devenir l’une des personnalités politiques les plus importantes de la fin du 19ème siècle : député de la 6ème circonscription de Paris en 1869, membre du gouvernement de la Défense nationale en 1870, maire de Paris le 15 novembre 1870, représentant des Vosges à l’assemblée nationale en 1871...
Il aura la charge quasi impossible d’assurer le ravitaillement de la capitale, assiégée par l’armée prussienne mais, dès le premier jour de l’insurrection de la commune de Paris, il fuira la ville mais conservera officiellement sa fonction de maire jusqu’au 5 juin 1871.
Il sera ensuite chargé de négocier les nouvelles frontières. Il devient chef de l’opposition républicaine jusqu’à l’élection de Jules Grévy à la présidence.

Les lois de Jules Ferry :

Ministre de l’Instruction Publique du 4 février 1879 au 23 septembre 1880, il est
à l’origine de nombreuses mesures qui contribueront à l’égalité des chances en France :
création d’une école normale féminine à Sèvres et d’une agrégation féminine le 9 août 1879 ;
nomination de Ferdinand Buisson comme directeur de l’enseignement primaire en 1879 ;
expulsion des congrégations religieuses non autorisés le 29 mars 1880 ;
vérification des connaissances élémentaires chez les enseignants.
Puis il sera président du conseil du 23 septembre 1880 au 10 novembre 1881 où il poursuivra la mise en place des lois sur l’enseignement :
gratuité de l’enseignement primaire le 16 juin 1881 ;
extension aux jeunes filles du bénéfice de l’enseignement secondaire le21 décembre 1880.
De nouveau ministre de l’Instruction Publique du 31 janvier au 29 juillet 1882 il continue son œuvre
scolaire :
création d’une loi relative à l’obligation et à la laïcité de l’enseignement primaire.
Les lois de Jules Ferry réduisirent aussi considérablement l’usage des langues locales, l’enseignement français étant obligatoire.
Il sera de nouveau président du conseil du 21 février 1883 au 30 mars 1885, date à laquelle il deviendra ministre de l’Instruction Publique et des Beaux-Arts jusqu’au 20 novembre 1883.

En parallèle, Jules Ferry se montrera être un partisan actif à l’expansion coloniale française ce qui lui vaudra l’hostilité d’une partie de l’opinion publique. Il perdra sa popularité et échouera à l’élection présidentielle du 3 décembre 1887.
Il échappe par deux fois à des attentats, le second par un partisan de George Clémenceau, l’un de ses opposants politiques, qui lui loge une balle dans la poitrine, ce qui va le handicaper jusqu’à sa mort d’une crise cardiaque le 17 mars 1893.